Et cette fois c’est pas une blague! Les Giants ont bel et bien remporté leur 4e Super Bowl de leur histoire et 2e Super Bowl du 21e siècle et tout cela n’aurait pas été possible sans cet homme.
Oui, Tom Coughlin est le principal artisan de cet victoire. Ce sont bien sûr les joueurs qui ont excellé sur le terrain, mais avant d’arriver sur le terrain, les joueurs doivent se préparer, s’entraîner, étudier l’adversaire, etc… et cette tâche relève directement de Tom Coughlin.
Lui, ses coordinateurs (OC Kevin Gilbride, DC Perry Fewell, ST Tom Quinn) et autres coaches, ne sont pas parfaits. Les Giants ont subis de terribles défaites contre des adversaires qui étaient a priori à leur portée. Ce même coaching staff a par ailleurs frustré les fans durant 3 saisons consécutives avec des fins plus que décevantes.
Oui, ce coaching staff a des défauts. Comme n’importe quel coaching staff en NFL. Mais la réalité est que beaucoup envient les Giants et aimeraient jouir de la stabilité dont ils jouissent. C’est cette stabilité qui a permis aux Giants de ne pas souffrir du lockout et de l’absence d’entraînement. C’est cette stabilité qui a permis à l’équipe de trouver une solution alors que les blessures s’empilaient.
Au final ce coaching staff imparfait a quand même réussi à mener son équipe à 7-7 en playoffs et puis jusqu’à la victoire lors du Super Bowl. Le GM a aussi une grosse part de responsabilité dans tout ça mais j’en parlerais à un autre moment.
Alors maintenant, le match en lui même. Sur le terrain, ce ne sont plus les coaches qui sont à l’oeuvre mais les joueurs. Des joueurs qui ont clairement joué avec passion.
Encore une fois ce n’était pas parfait. Surtout au niveau de l’OL qui ne protégeait aucunement Manning et a provoqué des pénalités qui auraient pu coûter la victoire aux Gmen. Mais malgré ça, Eli n’a jamais flanché. Il a commencé son premier drive avec 9 passes complétées consécutives, ce qui est un record de NFL. Malheureusement les Giants ne parviennent pas à capitaliser lors de ce premier drive et puntent le ballon aux Patriots.
Ceux ci se sont retrouvés dans leurs 5 yards grâce au magnifique dégagement de Weatherford. Beaucoup s’en fichent du punter, mais à NY on sait que c’est un joueur qui peut avoir toute son importance. Et lors de ce dimanche soir, la jambe de Weatherford a énormément aidé les Giants. En effet, les Patriots ont dû commencé dos à leur endzone et ainsi Tuck a pu forcer un safety en poussant Brady à la faute.
Avec une avance de 2 points, les Gmen sont enfin parvenus aux portes de la zone d’enbut de New England mais sont passés à peu de choses du drame. En effet, alors que Cruz attrape une passe de Manning à quelques yards de l’endzone, un DB arrache le ballon des mains du receveur et les Patriots récupèrent le ballon. Mais un flag est sur le terrain et l’arbitre annule l’action au motif que les Patriots avaient 12 hommes sur le terrain. Les Giants avancent donc et c’est sur une passe slant très osée entre 2 défenseurs que Manning a trouvé Cruz. Ce dernier a dû jongler un peu avec le cuir avec de le sécuriser et marquer.
Les Patriots avaient trouvé un moyen efficace de contrer la pression de la DL des Gmen. Des passes courtes. En effet, en faisant des passes courtes et rapides, Brady ne laissait pas le temps aux Dlinemen de lui mettre la pression. De temps en temps on a vu JPP lever les bras pour dévier des passes de Brady et cela a marché plus d’une fois. Malgré ça, les Patriots ont réussi à marquer 10 poins (un FG puis un TD) avant la mi-temps pour reprendre l’avance.
Alors que Madonna, montrait au monde entier ses talents de chanteuse-danseuse en playback, Coughlin remotive ses hommes en leur disant qu’ils sont clairement meilleurs que les Patriots et qu’ils peuvent les battre.
Au vu du 3e quart temps, on aurait pu croire que ce discours n’a eu que très peu d’effet puisque les Patriots continuent à prendre de l’avance avec un TD supplémentaire tandis que les Giants semblent à la traîne. Ils resserrent quand même l’écart avec 2 FG. Entre temps, Justin Tuck est enfin parvenu à sacker Tom Brady et en observant le QB sur la touche, on a bien senti que ce dernier ne se sentait pas très bien.
Cette dernière action a toute son importance car au début du 4e quart temps, Brady – après s’être presque fait sacké – envoie une bombe au milieu du terrain vers son TE Gronkowski mais c’est un LB qui n’a jamais été connu pour ses talents de défenseur de passe qui intercepte le ballon. Oui, Chase Blackburn qui suivait Gronkowski en couverture individuelle, parvient à se placer parfaitement devant le TE pour s’emparer du ballon à quelques yards de l’endzone. Malheureusement les Giants ne parviennent pas à capitaliser sur ce turnover et redonnent le ballon aux Patriots qui comptent bien faire tourner le chrono autant que possible.
Mais avec un peu moins de 4 minutes au chrono, Tom Brady lance la balle à un Wes Welker complètement démarqué qui… droppe la balle. Cette action redonne vie aux Gmen qui reprennent possession du cuir.
Nous y voilà: fin du 4e quart temps, les Giants sont menés et Eli fait ce qu’il sait faire de mieux: un comeback. Il était le meilleur QB dans le 4e quart temps cette saison et ceci été la clé pour les Giants. Alors que Big Blue était presque acculé à sa zone d’enbut, Eli lance une passe parfaite à Mario Manningham sur la touche gauche. Le receveur qui avait déjà raté une réception similaire plus tôt dans le match, s’emparent du ballon et parvient à garder ses pieds dans le terrain. Passe complétée pour 38 yards, les Giants étaient en feu. Moi en tout cas je l’étais clairement. Cette action me faisait sauter partout dans mon salon comme le catch de Tyree me faisait exulter de joie 4 ans plus tôt.
Les Giants remontent tranquillement le terrain avec l’intention de faire tourner le chrono et de marquer dans les dernières secondes du match (un FG permettant la victoire). Alors qu’ils sont à 1st and goal avec le chrono arrêté, les Gmen choisissent de faire une course au centre avec Bradshaw qui accède à l’endzone sans la moindre opposition et de la plus bizarre des manières. En effet, à quelques centimètres de l’endzone, le joueur tente de s’arrêter et de s’asseoir pour que le chrono continue à tourner mais son élan l’emporte dans l’endzone.
Les Giants ayant tenté en vain un conversion à 2 points pour avoir une avance de 6 points sur les Pats, sont obligés de leur rendre le ballon avec 57 secondes au chrono et seulement 4 points d’avance. Heureusement pour Big Blue, les receveurs des Pats ont inexplicablement droppé des passes faciles. Et enfin, le Super Bowl s’est joué sur la dernière action du match quand Brady a envoyé un missile dans l’endzone mais les DB de Big Blue étaient là pour dévier la passe.
Victoire finale: 21-17.
C’était tout simplement inespéré par les Giants il y a quelques semaines. Mais à partir du moment où les Giants ont rencontré les Jets en week 16, on sentait une ambiance de playoff dans cette équipe. Ils savaient que la moindre défaite voudrait dire que l’aventure s’arrêterait pour eux.
Conscient d’un tel fait, Big Blue y est allé « All in ». C’était leur leitmotiv et ça payé cash! Les Giants remportent leur 4e Vince Lombardi Trophy. Tom Coughlin égalise le nombre de SB de Bill Parcells et Eli Manning rejoint le club exclusif des QB qui ont remporté 2 Super Bowls.
Je vous ferais plus tard un topo de ce qu’on peut tirer de cette victoire. Mais attendant je vous recommande de faire comme moi: vous repasser les extraits en boucle et savourer!.


Je sais pas quoi dire. Ou alors Oh my God.
Une fois de plus les larmes aux yeux…
Quelle fierté putain !
En effet, il y a de quoi être fier de nos Gmen.
Et cet Super Bowl va enfin faire taire de nombreuses critiques: on ne gagne pas 2 Super Bowl par chance.