Commanders 29 – Giants 21 : A never ending story

Connaissez-vous Le Seigneur des Anneaux ? Cette grande fresque où l’espoir renaît toujours, même quand tout semble perdu, même lorsque les ténèbres gagnent du terrain. Une œuvre où chaque bataille compte, où chaque décision peut faire basculer le destin de la Terre du Milieu.

Malheureusement, dimanche après-midi au MetLife Stadium, nos Giants n’étaient ni Aragorn ni Gandalf… mais plutôt une compagnie éreintée, avançant péniblement vers le Mordor sans carte, sans guide, et avec un Nazgûl — ou Gollum (le choix est le vôtre) — en special teams, prêt à surgir à chaque instant.
Face à des Washington Commanders pourtant diminués et qui restaient sur 8 défaites de rang, l’espoir existait — fragile, mais bien réel. Il s’est éteint lentement, comme trop souvent cette saison. Au final, une nouvelle défaite, la huitième consécutive, et ce sentiment familier : celui d’avoir vu de belles intentions, mais une œuvre gâchée et inachevée.

S’il fallait désigner un Frodon dans cette équipe, ce serait sans doute Jaxson Dart (QB). Le jeune quarterback continue de porter cette attaque sur ses épaules, parfois au-delà du raisonnable.
Avec 246 yards à la passe, 2 touchdowns et 1 interception, Dart persiste à nous montrer qu’il n’a pas peur de prendre des risques, de prolonger les jeux, d’essayer encore et encore — même quand tout semble perdu. POUR FRODON !
On le voit forcer, s’exposer encore à des contacts évitables, comme un porteur de l’Anneau trop longtemps sans repos, rongé par le pouvoir obscur de la losing streak. Mais sa volonté est indéniable. Il se bat. Il refuse d’abandonner. Et dans cette saison sans réelle joie, cela compte énormément. POUR FRODON !

Longtemps dans l’ombre de notre gentil orc Cam Skattebo (RB), Tyrone Tracy Jr. (RB) continue de faire son œuvre. Touchdown à la course, touchdown à la réception, une vraie polyvalence et une intensité constante.
Il continue de prouver qu’il est ce joueur fiable qui ne fait pas de bruit, mais qui avance toujours, comme un Gimli infatigable au milieu du chaos. Et l’on sait bien que les Nains sont des sprinters naturels, faits pour les courtes distances.

Wan’Dale Robinson et Darius Slayton (WR) ont répondu présents par séquences. Pas de performance légendaire, mais une réelle implication. Quand l’attaque trouve un minimum de rythme, on sent que quelque chose pourrait naître… si seulement la Communauté était complète et mieux protégée.
On pourra tout de même encore reprocher à Slayton quelques vilains drops, une ambivalence à la Faramir, somme toute. Cette facheuse tendance que l’on pensait disparue resurgit au galop et nous coûte encore une fois des points. De quoi nous faire regretter le contrat signé par Schoen cet été.

Autre point positif de ce match, notre défenseur rookie Abdul Carter sort enfin un match signature. Les insiders avaient reporté qu’il était plus consciencieux et appliqué pendant la bye week. Il s’est beaucoup plus investi et cela s’est tout de suite traduit par du positif. Auteur de 7 plaquages dont 3 pour perte, il a également été auteur de 1 sack, et 2 fumbles dont 1 recouvert. Espérons un changement d’état d’esprit à long terme et un impact aussi important sur les prochains matchs.

Mais voilà : face aux Commanders, les forces de l’Ombre étaient encore trop puissantes.

Impossible d’écrire un autre chapitre sans évoquer ce qui devient une véritable malédiction : les Special Teams.
Le retour de punt de 63 yards pour touchdown concédé est un coup de massue. Ce genre d’action change totalement la dynamique d’un match, brise l’élan, détruit le moral — comme l’arrivée soudaine d’un Nazgûl en plein champ de bataille.
Et puisque l’on parle de Nazgûl, nous avons aussi eu droit à du grand Younghoe Koo (K), avec un magnifique 0/2 en field goals. Encore une fois, les Giants se sabotent eux-mêmes. Encore une fois, ils offrent des points gratuits à l’adversaire. Et encore une fois, cela pèse lourd au moment de faire les comptes. Quand on ajoute ces 6 points au score final, on sent bien que la dynamique du match aurait pu être toute autre.

La défense, censée être le rempart du Gondor, a trop souvent ressemblé à une porte ouverte de taverne.
Presque 100 yards concédés au sol, des jeux explosifs accordés, peu de pression constante sur le quarterback adverse… et surtout cette impression persistante d’être en réaction permanente, jamais en contrôle.

Ce qui frappe le plus, c’est ce sentiment de désorganisation globale. On ne sait plus vraiment qui sont ces Giants.
Une attaque courageuse mais maladroite. Une défense sans mordant. Des special teams dangereuses… mais pour leur propre équipe. Bref, la saison des mock drafts a commencé : un soleil rouge s’est bien trop souvent levé devant Big Blue, et nos yeux d’aigle sont désormais tournés vers 2026.

La saison des Giants ressemble de plus en plus à la fin du Troisième Âge : une chose doit s’achever pour qu’une autre puisse naître. La draft, les décisions du front office (siège éjectable pour Joe Schoen (GM) ? Au revoir Kafka (HC) ?), le développement de Dart et de cette jeune attaque seront les prochains chapitres ainsi qu’un grand coup de pied dans cette défense.

Reste à savoir si, cette fois, les Giants sauront écrire une véritable renaissance… ou s’ils continueront à errer, perdus entre la Comté et le Mordor.

Stats marquante :

  • Jaxson Dart (QB) : 20/36 246 yards 2TD 1 INT , 9 courses pour 63 yards
  • Wan’Dale Robinson (WR) : 5 Rec 54 yards TD
  • Tyrone Tracy (RB) : 15 courses pour 70 yards TD – 1TD à la réception de 18 yards
  • Abdul Carter (LB) : 7 Tackles 5 Solo 1 Sack 3 TFL

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